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PEGASUS 9101 1/72 "Apollo 27" Rocket

PEGASUS 9101 1/72 SNCAF 2701 Pygargue [2009]

Le fabricant américain Pegasus Hobbies a lancé en 2009 une gamme de Science Fiction non dérivée d"une licence de film ou de jeu ...une rareté en soi!

Le premier modèle de cette série, nommé par le fabricant "Apollo27" représente un grand classique de la fusée de SF des années 50 dont le type même pour nous francophones, est la fusée lunaire de Tintin. Bizarrement malgré le classicisme du design c'est la première fois que ce type de fusée est représenté en maquette ! Bonne idée donc qu'a eu ce fabricant !

Au niveau assemblage rien à dire tout cela se monte fort bien ...ok il y a des joints à poncer mais rien de grave et c'est de toutes façons inévitable sur un modèle de section circulaire.

La verrière est bien transparente aussi est-il regrettable que le fabricant n'ait pas plus investi dans le cockpit, peu détaillé avec juste deux pièces et deux figurines.

Attention : ce modèle est moulé en ABS … il faut donc utiliser de la colle genre « pour plastiques durs incassables» mais pas de la colle « à maquette »

Le rattachement au programme Apollo me paraissant peu crédible, j'ai décidé de franciser mon modèle en le transformant en un avion de reconnaissance suborbital français le SNCAF 2701 Pygargue.

Le SNCAF 2701 Pygargue

Durant les années 50, toutes les nations travaillaient sur l'exploitation des travaux allemands sur les fusées avec comme objectif de mettre sur orbite un satellite.
En France une équipe formée pour partie d'anciens ingénieurs de Peenemünde travaillait sur ce sujet à Verdon mais peinait à mettre au point les fusées Véronique.
En parallèle, une autre équipe au sein de la SNECMA travaillait à l'exploitation des travaux de von Zborowski et de Sänger sur les stato-réacteurs. En particulier la combinaison d'une fusée et d'un statoréacteur semblait pouvoir donner de bons résultats.
De petits démonstrateurs volèrent en 1957-58 qui prouvèrent le bien fondé de cette technique, les statoréacteurs ayant été testés en soufflerie auparavant. Ayant pu constater avec les travaux de Leduc la difficulté à mettre au point des statoréacteurs de grand diamètre, on préféra utiliser plusieurs statoréacteurs plus petits.
En mars 1959 la Société Nationale de Construction Aéronautique Francilienne signa avec l'Etat un contrat pour la réalisation de 5 prototypes d'un appareil à capacité suborbitale utilisant une fusée au décollage puis quatre statoréacteurs pour l'accélération. Les essais de ces machines dénommées F-2701 Pygargue furent couronnés de succès  bien que le 3e prototype ait été perdu à l'atterrissage sur défaut de rallumage de la fusée.
De ce fait un F-2703 utilisant un turboréacteur au lieu de fusée fut envisagé mais fut abandonné au profit du F-2705 rallongé qui permettait d'utiliser la fusée à l'apogée de la trajectoire pour une insertion orbitale. A bord du F-2705 le pilote d'essai Roger Marone permit à la France d'être la 3e nation à mettre un homme sur orbite le 6 novembre 1967.
Toutefois seuls des F-2701 furent utilisés par l'Armée de l'Air , comme intercepteurs  et comme avions de reconnaissance.

Remerciements à MHD, importateur de Pegasus Hobbies pour la fourniture du kit présenté ici.

JC Carbonel/ Modelstories  2009

Les 4 pods des statoréacteurs. Les traces jaunes sont dues à la colle.

Le cockpit est très simple : une baignoire , un siège double et deux figurines.

Assemblage du demi-fuselage . La verrière est prise en sandwich entre le fuselage et la baignoire du cockpit.

Assemblage partiel avec le tube de colle utilisé

Assemblage complet et masquage du cockpit

Peinture avec du « Bare Aluminium » Tamiya (en bombe) et les cônes des nacelles des statos en « Chrome Silver  » GSI CREOS