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COMET (AIRFIX) Nautilus

COMET (AIRFIX) Nautilus  [1996?]

Cette maquette est assez particulière : il s'agit du tirage en résine d'une maquette Airfix (en injecté) qui n'a jamais vu le jour. Le niveau de détail (rivets) montre que la conception du moule était très avancée lorsque le projet fut arrêté. D'ailleurs des tirages d'essais furent exhibés lors du Salon du Jouet de Londres en 1984.

Le kit COMET est un kit en résine et en métal blanc, bien moulé, sans bulles mais dont l'assemblage nécessite quand même quelques efforts.

Désireux de rompre avec les Nautilus couleur métal bruni, genre fonte de plaque d'égout, j'ai opté pour interpréter celui-ci comme étant une maquette en laiton dans la cabine du Capitaine Nemo. A ce titre la patine appliquée fut une patine pour objet « échelle 1 » et non pour une maquette approchant le 1/300 comme cela aurait été le cas autrement.

En final voilà une maquette très originale , car indépendamment  du sujet  c'est aussi un objet de l'histoire d'Airfix et à ce modèle est donc intéressant à ce double titre : pour les fans de Jules Verne (de Disney et de Herbert Goff aussi un peu) et d'Airfix.

© JC Carbonel / Modelstories 2007

Pas d'emballage spécifique. Juste une boite en carton marquée Nautilus !

Le premier travail c'est de nettoyer toutes bavures et aussi de laver le modèle au détergent car les pièces sont  encore gluantes d'agent de démoulage!

Le socle subit le même sort : nettoyage et dégraissage

L'intérieur a été peint en noir mat. Après quoi les hublots en résine transparente (et cassante : attention) ont été mis en place puis collé au gel acrylique et à la colle cyanoacrylate gel (sans vapeur). La jonction des deux demi-coques nécessite du ponçage et l'usage de serre-joints.

La mise en place des protections latérales est délicate . Pour les pièces arrière (B) il a même fallu enlever un picot de fixation qui ne coïncidait pas avec le trou offert !

La photo est claire : toute la section entre les protections latérales et la coque est à mastiquer ! Quant à la partie couvrant le poste de pilotage elle est trop longue d'1mm!

Le raccord (A) entre les protections latérales et les renflements des hublots d'observation doit être repris en mastic deux composants car le joint montre une fente de près d'1mm qui doit être « reconstruite » plus que bouchée.
Au niveau des protections arrières (B) il y a aussi des « trous » à boucher.

En (A) il y a toujours cette fente qui doit être mastiquée pour un raccord le plus lisse possible.
En (B) sur le pont arrière il y a un décalage entre les deux demi-coques : ponçage etc… malheureusement c'est aux dépens des détails de cet endroit

La queue nécessite aussi toute l'attention du maquettiste : D'abord l'encoche (A) n'est pas assez profonde et doit être reprise à la lime. Ensuite les trous de localisation (B) sont juste esquissés et doivent être forés. Enfin la gouverne est sous-dimensionnée ( C) et il faut donc la rallonger avec une chute de carte plastique d'1mm d'épaisseur.

La mise en place des renforts est simple mais il faut là aussi forer les trous de localisation.

Les trous de localisation (A) sont donc forés. On en profite pour surveiller le bord d'attaque de l'empennage où le joint est quelconque.

Cette dernière photo illustre les différentes phases de la peinture.

Après avoir masqué les hublots au Maskol Humbrol (phase 0) l'ensemble de l'engin est passé à l'apprêt gris pour repérer les inperfections. Puis une couche de peinture or en bombe (Herpé) est vaporisée (phase 1). La phase 2 consiste à souligner avec une peinture brun très foncé passée à l'aérographe certains détails (en particulier les fameux raccords de la coque aux protections latérales).

La phase 3 est en continuation de la phase 2 : souligner légèrement à l'aérographe les lignes de rivets.
La phase 4 concerne les retouches probablement nécessaires suite à l'arrachage du Maskol.

La maquette est photographiée à ce stade. La phase 5 consiste en un brossage à sec en Gunze « or » de toute la maquette pour faire ressortir les rivets et faire disparaître a contrario la patine là où elle n'est pas nécessaire.