[accueil] [histoire de la maquette] [documentation] [analyses] [forum] [news & expos] [ webmestre ] [aerostories ] [liens]

>sommaire précédent<

Pour agrandir les images, cliquez dessus !

Hasegawa ref ST25 08075 1/32 Ju 87G 

Hasegawa Ref ST 25 08075.  1/32 Junkers Ju 87 G converti en D-5 [2006]

                             
On ne présente plus le célèbre Stuka aux formes si particulières et assez inesthétiques, il faut bien le dire. Et le fabricant Japonais a fait très fort pour ce modèle imposant à cette échelle.
La boite est bien remplie avec la qualité de gravure et de moulage habituelle garantissant par avance un montage agréable et sans embûches. A noter aussi la limpidité exemplaire des pièces transparentes de la verrière prévue en 4 morceaux mais avec des montants moulés parfois à l'intérieur ( ?!!...).
2 figurines (pilote et radio mitrailleur) sont fournies avec, en bonus, une représentation assez décontractée et plutôt fidèle du non moins célèbre Hans Ulrich Rudel en métal blanc et accompagné de son chien.
2 décorations, un peu mornes et très connues, sont prévues pour la version G armée de 2 canons antichars sous voilure dont l'avion de Rudel avec ses fameux parements jaunes en « V » sur les ailes. La planche de décalques est copieuse et très convaincante graphiquement. A noter à ce sujet la présence des montants de la verrière et d'une page entière de la notice incluant des gabarits pour le camouflage segmenté typique.
Pour varier, c'est un appareil D5 en 1944 aux couleurs Hongroises assez particulières qui sera étudié ici. Un profil couleur figure en page 57 du n° 33 d'Air magazine dont une vue de dessus et de dessous pour localiser les emplacements des marquages nationaux.
   
Le poste de l'équipage est bien fourni et les pièces assez convaincantes. Les spécialistes des grandes échelles pourront aisément y ajouter divers câblages sur les parois latérales, les harnais sur chaque siège et des bandes de munitions dans les casiers du mitrailleur arrière. Celles-ci sont confectionnées avec des bandelettes de carte plastique fine mises en forme, gravées puis peintes en trompe l'œil pour simuler l'alignement des cartouches. Ces intérieurs sont en gris sombre RLM 66 (Humbrol 67), teinte adoptée sur toutes les machines de la Luftwaffe à partir de 1943. Le revêtement est complété par des nuances en brun rouge, sorte d'enduit antirouille présent en sous couche. La planche de bord du pilote et les postes du radio mitrailleur comportent une instrumentation gravée en relief avec un décalque fourni respectivement et finement reproduit. On peut donc choisir entre une mise en peinture des cadrans ou bien utiliser les motifs prévus à grand renfort d'assouplissant. 2 petits boîtiers sont ajoutés sous le coté gauche de la casquette.
Si l'on désire utiliser les figurines de l'équipage, c'est le moment de les installer respectivement à leur place avant la fermeture des demi fuselages.
Le gros œuvre est un jeu d'enfant quant aux assemblages principaux. Peu de masticage à prévoir, la conception et les ajustages étant à la hauteur de la réputation du fabricant en la matière. Pour l'appareil D5 Hongrois, les blindages additionnels (pièces J34 et J35) sont inutiles ici, de même que les perçages prévus des flancs du fuselage.
L'ajustage du capot moteur sur l'avant est exemplaire, tout s'emboîtant à merveille.
La voilure est astucieuse de conception avec un longeron central à coller sous l'avant du fuselage, simplifiant de ce fait tout problème de dièdre. Avant de fermer les demi ailes, il faut prévoir de percer les trous correspondants pour l'installation ultérieure des charges externes. Hasegawa a prévu tout cela en option pour d'autres versions à venir. Ici, l'opération se borne aux freins de piqué situés sous l'avant de chaque aile, les pièces étant heureusement présentes dans la boite. Cette version pouvait emporter aussi une bombe en bout de voilure. Il faut également choisir l'option des saumons longs en pointe (pièces T2, T3, T4 et T5). Ceux-ci sont en revanche à reprendre copieusement au mastic et par ponçage pour aligner le tout au reste de la voilure. Les volets sont très réalistes et ne présentent aucune difficulté particulière pour leurs assemblages. Tout est prévu dans les moindres encoches. Les joints de structures caractéristiques des ailes en mouette sont à reprendre aussi au mastic, notamment vers les bords de fuite. L'armement, aussi prévu en option, comporte 2 mitrailleuses longues (pièces D3).
L'empennage arrière est très correct et pourra se monter dans la foulée. Les carénages du train d'atterrissage ne comporte pas de génératrices frontales pour le D5. Il suffit donc de supprimer au scalpel les tubes moulés avec les demi pièces. A noter que chaque roue, aux structures de pneus très bien représentées, pourront être installées définitivement dans leurs logements en fin de montage après peinture. Il faut mentionner aussi au passage la belle roulette de queue équipée de l'anneau de remorquage prévu séparément.
La pièce circulaire vitrée fournie pour le logement du dispositif radio sur l'arrière du fuselage était apparemment opaque sur cette version et sera donc peinte de la teinte du camouflage extérieur.
Sous l'avant du fuselage et derrière le radiateur, il faut confectionner la fourche du lance bombe, non fournie, à part les 2 supports (pièces J32 et J33). Celle-ci est en tube Evergreen courbé avec un berceau central en carte plastique mise en forme sur le manche d'un pinceau.
Les tronçons transparents de la verrière sont très beaux mais il faut légèrement raccourcir la base de la pièce fixe (U6) par ponçage si l'on désire représenter le cockpit ouvert. Elle est équipée  de 2 renforts en tige plastique en diagonale reliés à la base du mat d'antenne. Le vitrage blindé arrière doit s'encastrer par les tubes des mitrailleuses en forçant légèrement pour maintenir la pièce en position ouverte. Attention aussi au petit blindage vitré du pare brise à coller avec précaution à la colle fluide Tamiya pour éviter des bavures malencontreuses de dernière minute. La pièce mobile (U3) du poste avant comporte une encoche à l'arrière pour pouvoir coulisser au travers du mat d'antenne et qu'il faut percer au scalpel et à la lime ronde.
On termine l'assemblage par l'hélice dont les pales, à fixer une par une dans le moyeu, est là aussi exemplaire de conception. A noter à ce sujet qu'un système de bague en vinyle est prévu pour faire tourner la pièce sur son axe et permet donc une mise en place à sec après les opérations de peinture.
                 
La décoration, assez chatoyante, se compose des 2 tons classiques allemands vert noir RLM 70 (Humbrol 91) et vert foncé RLM 71 (Humbrol 116) pour toutes les surfaces supérieures et bleu clair RLM 65 (Humbrol 65) pour l'intrados.
L'appareil spécifique étudié ici comporte en outre une bande jaune ceinturant l'arrière du fuselage et les extrémités inférieures de la voilure. Les empennages et la partie haute de la dérive portent les couleurs de la Hongrie en 3 bandes identiques verte (H 101), blanche (H 130) et rouge (H 60) obtenues à l'aide de caches adhésifs Tamiya. Idem pour la casserole de l'hélice dont seul le bandeau blanc contraste par sa taille plus étroite. Les croix nationales blanches sont découpées dans du décalque blanc et leurs carrés noirs appliqués au pinceau par pochoir ou bande cache.
Les codes noirs du fuselage (boite à rabiot) présentent la particularité d'être repeints sur des zones reprises elles même en gris vert RLM 02 (teinte supposée) afin de masquer les anciens matricules allemands.
Pour finir, l'avion arbore un petit écusson incliné sous le coté gauche du pare brise représentant un petit singe stylisé en brun sur fond bleu ciel et posé sur une colline verte. Cet insigne peut être effectué au pinceau fin comme c'est le cas ici, directement sur le camouflage ou bien sur décalque vierge. Un gros chiffre 3 frontal est aussi présent sur l'avant de chaque carénage du train.
Les décalques de la boite, de très bonne qualité, ne se bornent ici qu'aux stencils techniques, obligatoires à cette échelle. On peut utiliser aussi les filets colorés pour les montants de la verrière et inclus sur la planche.
L'avion reçoit en touche finale sa patine classique avec l'éraillage habituel en aluminium mat aux endroits de marche et d'usure sans oublier quelques projections de terre sur le train d'atterrissage.
                               
Conclusion : Un très beau modèle assez spectaculaire et destiné en priorité aux « mordus » du Stuka. C'est assurément l'une des maquettes d'avion à grande échelle de cette année et les possibilités de versions et de décorations sont nombreuses sur le sujet.
                                                                 
Documentation :
- Air magazine n° 33
- « Stukas ! - les avions allemands d'attaque au sol (1933 - 1945)
Herbert Léonard - Editions Heimdal.
- Aero Detail n° 11
                                   
Texte et montage : Alain Bernhard.

Remerciements à MHD importateur d'Hasegawa pour la fourniture du kit présenté ici.

© A. Bernhard / Modelstories 2006