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Flying Machines FM 720031/72 Fiat G55S

Flying Machines FM 7200372 Fiat G55 S « Silurente » [2006]
                                                                               
Ce nouveau fabricant plutôt spécialisé dans l'aviation italienne et dans la production Short Run, nous offre la version de torpillage testée après la guerre à partir du Fiat G55 « Centauro » bien connu. Le kit est multi matériaux (injecté, résine, photo-découpe et thermoformé) et le nombre de pièces fournies est assez copieux. Le moulage général est fin concernant les surfaces et la gravure en creux mais certaines petites pièces souffrent d'empattements à certains endroits. Ce type de production est plutôt conseillé aux maquettistes expérimentés.
                                                     
Le poste de pilotage est bien conçu et très complet puisque sont présentes, entres autres, les chaînettes de fixation des harnais fournies en photo-découpe très fine.
L'installation de l'ensemble dans les demi fuselages s'effectue sans difficulté y compris la pièce de cloisonnement en résine de la roulette de queue et des pipes d'échappements au travers du capot moteur. Tout cela est en vert « anticorrosion », spécifique aux avions italiens pour les appareils de construction métallique. Il faut revoir en revanche la totalité des joints de collage, notamment au stade de l'assemblage de la voilure sous le fuselage à l'avant et en arrière des raccords Karman.
L'intérieur des 2 radiateurs sous chaque aile est équipé de grilles en photo-découpe relativement simples à assembler et offrent la possibilité d'ouvrir légèrement les clapets arrière. L'insertion du puits central des trains d'atterrissage, en résine, est par contre assez délicate à mettre en place dans la pièce d'intrados comme à l'habitude sur ce genre de montage.
Les trains sont suffisamment complets et convaincants ; leur fixation demandera une certaine attention afin d'éviter tout collage malencontreux de pièces à l'envers.
La longue torpille comporte un empennage en photo-découpe très réaliste, là encore à assembler avec patience et délicatesse. Attention aussi aux râteliers de fixation sous le fuselage, aucun repère n'étant figuré pour garantir un centrage correct. L'attache en forme de U est en fil de cuivre fin mis en forme sur le manche d'un pinceau.
Pour finir, la verrière thermoformée, qu'il est possible de présenter ouverte en la découpant soigneusement au scalpel, ne joint pas correctement au fuselage et une reprise au Clearfix  sera impérative sur ce point. En position ouverte, il faut savoir que la partie mobile basculait sur la droite comme sur le modèle classique du Centauro.
La décoration proposée est celle de l'unique prototype testé vers la fin du conflit. Elle est composée d'un fond uniforme brun moyen Humbrol 26 bariolé de serpentins verts Humbrol 116 disposés en alvéoles sur tout le fuselage, intrados compris et débordant sur le gris clair Humbrol 64 en bords d'attaque de la voilure. La torpille et les montants de la verrière sont en aluminium au vu des photos de l'appareil réel.
Les décalques sont de bonne qualité et s'adaptent correctement aux assouplissants. La patine opérationnelle reste très discrète pour un prototype n'ayant  jamais servi en opérations.
                                                                       
Conclusion :
Un modèle historiquement intéressant et à la limite du « What if » italien.

Remerciements à TMA pour la fourniture du kit présenté ici.

© Alain Bernhardt Modelstories 2006