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HASEGAWA E23 1/72 AVRO Lancaster B//III

1/72 Lancaster B VIII  conversion sur base Hasegawa E23 Lancaster BI/III [2005]

Avro Lancaster Mk I/ III (conversion Mk VII)
Hasegawa - 1/72. Ref : E23.
                                                               
Que dire de plus devant ce splendide modèle, dernière cuvée du fabricant japonais qui semble enfin marquer un certain intérêt pour les quadrimoteurs lourds ?.... La qualité, désormais reconnue, est au rendez vous, la boite est copieuse et bien remplie, la gravure de surface, le moulage général et les pièces transparentes sont très beaux avec, comme cerise sur le gâteau, un lot complet de pièces optionnelles pour convertir la bête en version Mk VII notamment. Tout est là ; la bulle ventrale et son radar, un choix de 2 types d'hélices, une pièce spécifique pour obturer la tourelle dorsale, des pipes d'échappements classiques ou munies de pare flammes, 2 sortes de bulles pour le poste avant bombardier, des hublots arrières fournis en pièces vitrées avec leurs emplacements gravés sur les demi fuselages et 2 types de prises d'air moteurs.
Une conversion en appareil français ne pouvait pas mieux tomber avec cette boite et c'est le Lancaster codé « Wu 16 » de l'escadrille 9.S, ayant opéré en Nouvelle Calédonie (Nouméa - La Tontouta) en tant que patrouilleur maritime jusqu'en 1962, qui fait l'objet de ce montage.
Pour la petite histoire, cet avion fut récupéré par les Australiens en 1962 après une carrière bien remplie au sein de l'Aéronautique navale.
Sauvé du ferraillage puis repeint aux couleurs de la RAF, il figure aujourd'hui à l'Air Force Association Museum de Bateman près de Perth en Australie occidentale (voir Air fan n° 31).
                                                                       
1/ Fuselage :
On commence par la préparation des intérieurs et des demi fuselages. Pour la version concernée, il faut avant tout boucher la totalité des hublots oblongues le long de la carlingue. Il n'y a qu'à mettre en place les pièces fournies et mastiquer les joints de collage à la Cyano. Les surfaces lisses sont obtenues ensuite par ponçage soigneux. Attention, il faut par contre percer une fenêtre rectangulaire à l'arrière du fuselage gauche et un hublot carré sur la porte droite. Ces 2 éléments sont déjà figurés en légère gravure sur l'intérieur. A l'avant, ne sont conservés que les 2 petits hublots du poste bombardier et ceux du navigateur sous la verrière principale.
Le cockpit ne comporte que le strict nécessaire et c'est un peu maigre. On y ajoute tout d'abord un plancher « lisse » en carte plastique fine afin de boucher les cercles creux curieusement représentés et absents sur la machine réelle. Le siège reçoit ses accoudoirs, son levier de réglage coté gauche, quelques renforts sur le dossier, le système d'articulation (étiré fin) de la plaque dorsale du pilote, qui pouvait basculer vers l'arrière et les harnais réalisés en bande cache adhésive Tamiya. Même travail pour le poste navigateur qui reçoit une carte et un crayon pour « meubler » un peu la table. Les parois latérales sont complétées par quelques tiges de renfort (profilés et étiré) sur l'ensemble des parties visibles à travers les verrières. Dans le poste bombardier, le matelas, un peu trop plat,est renforcé en volume par une couche de Kristal Klear, le viseur avant est détaillé et l'accès au poste est figuré par 2 marches d'escalier avec sa petite rampe peinte en jaune (profilé rond mis en forme à la pince).
Pour terminer, la planche de bord principale du pilote est agrémenté d'un boîtier central (profilé rond taillé en demi cercle) doté de 4 manettes. Sur son coté gauche, au sol, est ajouté aussi un compas de forme circulaire. Ces intérieurs sont bicolores ; parois latérales, structures des sièges et table du navigateur en vert anglais Humbrol 78. Les planchers, les parois du poste avant et la planche de bord en noir, plutôt figuré  ici avec du gris foncé Humbrol 67 pour garantir un certain effet de profondeur de l'ensemble. Les coussins du siège pilote et du strapontin replié situé sur la paroi droite ainsi que les accoudoirs, sont bruns cuir Humbrol 62, le matelas du bombardier restant en cuir noir. A noter que comme sur bon nombre d'appareils français de l'époque, les harnais peuvent être en bleu moyen Humbrol 108.
La fermeture des demi fuselages s'effectue sans gros problème ; En revanche, quelques joints sont à revoir, notamment sous le ventre à l'avant. Les 2 hublots des plafonniers doivent être arasés sur leurs jointures pour ne laisser apparaître au final que la partie circulaire vitrée. Il faut boucher aussi la tourelle dorsale avec la pièce circulaire fournie.
                                                                           
2/ Voilure et moteurs :
Le système des longerons pour la voilure est très bien conçu et les ailes s'emboîtent à la perfection sans masticage de joints dans les encoches prévues. Il y a en revanche du travail de retouches lors de l'installation des nacelles moteur qu'il sera préférable de coller sur chaque aile avant leur fixation au fuselage. Il faut utiliser à ce stade, les pipes d'échappements classiques qui rentrent impeccablement dans les rainures. A noter qu'un choix est donné quant à la représentation des feux de position des saumons (à peindre directement ou bien à remplacer par des pièces transparentes).
Le montage des empennages et dérives n'appelle aucun commentaire et l'ensemble est fixé sans difficulté sur les longerons prévus.
                                                                                                       
3/ Trains d'atterrissage :
D'aspect assez complexes et bien représentés, ils se montent à la perfection dans leurs logements. Les roues, à pneus écrasés, peuvent être mises en place en dernier lieu, facilitant ainsi les opérations de peinture. Puits et jambes de trains sont en gris sombre et brossés à l'aluminium mat.
                                                                                               
4/ Verrières et tourelles :
Les pièces vitrées sont très belles et feront parfaitement illusion. Là aussi, le choix est proposé pour les panneaux latéraux du cockpit, avec ou sans bulle d'observation (pièce X6 pour cette version). Pour plus de réalisme, le panneau coulissant coté pilote est présenté ouvert avec un morceau de Rhodoid fin collé de l'intérieur au Kristal Klear.
Les tourelles avant et arrière sont dépourvues d'armement mais les affûts sont conservés et détaillés à l'aide de carte plastique et de photodécoupe de récupération. Ces équipements sont en gris foncé. Pour la bulle avant du poste bombardier, c'est la pièce U11 qui doit être utilisée.
                                                                                   
5/ Finitions :
L'emplacement du radar ventral comporte toutes les pièces nécessaires pour une représentation correcte et réaliste sous la bulle vitrée. Une pointe en étiré fin est ajoutée au centre de la parabole. L'ensemble peut être en gris foncé Humbrol 67.
On peut aussi monter l'équipement complet de la soute à bombes avec la totalité des râteliers, conservés dans l'Aéronautique navale. Comme sur beaucoup de photos d'époque, les appareils figuraient au sol avec leur soute ouverte pour l'entretien et les revues de matériels. Ce parti pris a donc été respecté sur le modèle afin de montrer aussi les structures internes de toute beauté. En revanche, les tiges de vérins de fermeture sont trop courtes et doivent être allongées à l'aide de profilés Evergreen reliés aux portes. L'intérieur est entièrement gris foncé, brossé à sec à l'aluminium mat, les râteliers restant en alu brillant.
Les entrées d'air moteurs reçoivent leurs filtres en grillage véritable fixés à la Cyano. Tous les guignols de commandes, trop épais, sont refaits en étiré fin.
La mise en place des hélices s'effectuera après décoration complète de la maquette. Pour l'avion étudié ici, c'est le modèle Hamilton à extrémités rondes qu'il faut utiliser. Elles peuvent être simplement montées à blanc sur les moteurs grâce au système de bagues souples connu chez Hasegawa depuis quelques années déjà.
Pour finir, et au vu des photos de la machine réelle, seules les 2 antennes (A17 et A16) étaient conservées à l'avant du fuselage. 2 petits radômes (profilés taillés et peints en gris foncé) sont ajoutés sur le dessus du fuselage entre les 2 hublots de plafonnier.
                                                                                           
6/ Décoration :
Elle est assez originale pour ses surfaces noires de voilure. C'est en effet l'un des seuls Lancasters français à avoir porté cette livrée particulière. L'avion est entièrement blanc, obtenu à l'aérosol « Surface Primer » de Tamiya, de très bonne qualité de rendu et de lissage. 3 à 4 couches sont nécessaires pour couvrir correctement le modèle. Les vitrages seront préalablement protégés au Maskol Humbrol. Les bandeaux noirs d'absorption de fumées d'échappements sur la voilure (intrados - extrados) et le long des nacelles moteurs sont effectuées au pinceau en noir mat Humbrol 33 à la bande cache adhésive Tamiya. A noter aussi le petit panneau antireflet de forme triangulaire devant le pare brise.
Après séchage total, le noir est ensuite poli à la paille de fer puis gratté au scalpel sur les gravures. L'effet obtenu est saisissant de réalisme. La gravure générale est soulignée au crayon fin et au jus brun foncé par capillarité pour les parties mobiles.
Les pales d'hélices sont noires à bouts jaunes et les fumées d'échappements frottées au pastel sec brun rouge. Les décalques proviennent de diverses pochettes (Carpena Ref 72-61A pour les codes noirs et Xtradecal X72061 « Post war Lancasters » pour les cocardes à hameçons et les fanions de dérives). Les stencils noirs et rouges de servitude comme les zones de marche sur les ailes sont utilisés avec la planche Hasegawa.
Pour terminer, quelques éraillures en aluminium mat Humbrol 56 parcheminent les surfaces et sont réalisées au pinceau très fin.
On peut aussi décorer le même appareil après sa récupération par l'Australie et qui ne conservait que les codes Wu 16 sur les dérives et un gros chiffre 16 sur le fuselage et sous l'intrados gauche remplaçant la cocarde.
                                                           
Conclusion :
Sans aucun doute le plus beau Lancaster produit à ce jour, très bien conçu et agréable à assembler. De plus, les possibilités de décoration sont multiples du fait des pièces optionnelles fournies. C'est d'autant plus intéressant que d'autres versions vont bientôt suivre…
A ne pas manquer !!
Peut-on espérer maintenant d'autres multi moteurs de la même veine (un beau B26 Marauder, par exemple ?…).
                                                                                     
Documentation :
-« The Avro Lancaster » - Modellers datafile - Richard A.Franck - Sam publications.
- "Avro Lancaster" - Special Mach 1 - Editions Atlas.
- Le Fana de l'aviation n° 171 (photoscope d'intérieur) - février 1984.
- Air Fan n° 31 mai 1981.
                                                           
Texte et montage : Alain Bernhard.

Remerciements à MHD importateur de Hasegawa pour la fourniture du kit présenté ici
                           
© Alain Bernhard / Modelstories 2006